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Makoto Tominari, « Baudelaire et Junzaburo Nishiwaki » AmeriQuests 13.1 (2017)

On sait que Baudelaire fut longtemps mal compris autant par ses adversaires que par ses lecteurs fervents. Il a été qualifié de réaliste, de décadent, de parnassien ou de symboliste… Ces épithètes ont peut-être dans une certaine mesure leur pertinence, puisque le poète des Fleurs du Mal est assurément un poète présentant plusieurs aspects. Mais, pour comprendre précisément Baudelaire au lieu de le réduire à telle ou telle doctrine littéraire, il faut lire attentivement tous ses écrits et ne négliger aucun incident de sa vie, comme l’ont déjà montré de grands baudelairiens tels que Georges Blin, Claude Pichois, Yoshio Abe ou William T. Bandy. Or, Junzaburo Nishiwaki, poète japonais qui est le représentant par excellence de la modernité, a réussi à mettre en lumière un aspect important de l’esthétique baudelairienne par sa lecture intuitive du poète français et à en faire la notion clé de sa propre poétique en un moment où les études baudelairiennes n’étaient pas très développées. Dans cet article, je voudrais présenter l’originalité de la lecture de Baudelaire par Nishiwaki plutôt que d’en souligner les limites. À cet effet, je me propose d’abord de présenter brièvement l’itinéraire intellectuel de Nishiwaki jusqu’à son entrée retentissante dans le monde littéraire, puis ses idées sur le poète français qu’il a  rassemblées dans un article qui s’intitule « Baudelaire et moi » (1966)[1].

L’itinéraire intellectuel de Junzaburo Nishiwaki

Junzaburo Nishiwaki est né en 1894 à Ojiya, ville située au centre du département de Niigata. Fils d’un banquier, il a été fasciné dès son enfance par la peinture et la langue anglaise. La littérature ne constituait pas pourtant son centre d’intérêt. Son ambition était d’écrire et de parler en anglais, comme un locuteur natif le ferait. Renonçant à devenir peintre, il est entré, malgré lui, à la faculté d’économie de l’Université de Keio. Pour approfondir l’anglais, il a appris le latin, le vieil anglais, le moyen anglais, l’allemand et le français. Vers 1912, la littérature le fascinait et il commença à écrire des poèmes. Mais, ne s’intéressant pas à la littérature japonaise, il écrivait ses poèmes en anglais. C’est aussi à cette époque que il a pour la première fois lu Baudelaire. Ugo Washio, son ami connu dans sa ville natale et futur romancier populaire, l’a aidé à forger son regard proprement symboliste sur la littérature. Les poèmes symbolistes ou romantiques traduits par Bin Ueda et Le Mouvement symboliste de la littérature d’Arthur Symons traduit par Houmei Iwano diffusaient ce goût parmi les étudiants japonais. Bien entendu, Nishiwaki a lu la traduction non pas japonaise mais anglaise des Fleurs du Mal. D’ailleurs, la traduction complète en japonais de ce livre n’existait pas encore. Symons, Walter Pater, Flaubert constituaient ses écrivains favoris. En 1920, il a découvert Sakutaro Hagiwara qui avait publié en 1917 Hurlement à la lune, recueil des poèmes qui ont fait sensation par leur langage nouveau marqué par un lyrisme mélancolique. À travers le vers libre écrit en langue parlée et employé magistralement par Hagiwara, il a conçu pour la première fois la possibilité d’écrire en japonais ses poèmes. Son respect pour Hagiwara resta inchangé toute sa vie, malgré la différence de leurs poétiques.

En 1922, Nishiwaki a obtenu la chance d’étudier en Angleterre. Il est parti en emportant Hurlement à la lune, la traduction allemande des Fleurs du mal, et Ainsi parlait Zarathoustra. À Londres, avant de s’inscrire à l’Université d’Oxford, il a fait connaissance avec des écrivains, des artistes, et des journalistes. Notamment la fréquentation de John Collier (1901-1980), écrivain connu surtout pour ses nouvelles,  l’a considérablement influencé. N’appréciant pas du tout les sonnets composés par Nishiwaki, Collier lui a fait lire La Terre vaine de T. S. Elliot qui venait de paraître dans la revue The Criterion. Ainsi, Nishiwaki a découvert soudain des mouvements littéraires européens d’avant-garde. Avec Collier et d’autres amis anglais, il a admiré Ezra Pound, Eliot, James Joyce ou Wyndham Lewis, et Picasso ou Matisse. En un an, la conception littéraire de Nishiwaki s’est rapidement métamorphosée. Ce Japonais d’un goût fin de siècle et inspiré par Walter Pater devint un adepte du « modernisme ». Tout en suivant les cours sur la littérature anglaise médiévale, il s’appliquait à écrire et publier en anglais. Ainsi, en 1924, après un voyage en France, son poème intitulé « A Kensington Idyll » a été publié dans la revue Chapbook, n° 39, novembre, 1924 à côté de trois poèmes de T. S. Eliot. En 1925, l’année où Nishiwaki a quitté l’Angleterre, son premier recueil Spectrum est paru à Londres, poèmes écrits en anglais que le poète n’estimera guère par la suite. Pendant ces trois ans en Europe, Nishiwaki a connu tous les mouvements d’avant-garde comme le dadaïsme, l’imagisme, le surréalisme, le cubisme ou le futurisme. Ses études à l’étranger sont singulières en ce sens qu’il a essayé de s’engager dans un mouvement littéraire en tant que poète, sans se contenter d’en un observateur froid.

En 1926, Nishiwaki est devenu professeur de littérature à l’Université de Keio. Il a été chargé d’assurer des cours non seulement sur la littérature anglaise du Moyen Âge ou l’histoire de la littérature anglaise mais aussi sur la littérature ou la linguistique en général. À travers ses enseignements, il présentait ce qu’il avait découvert en Europe. Aussitôt, un groupe s’est formé autour de lui, composé d’étudiants désireux de s’engager dans l’activité créatrice comme leur professeur : Toshio Ueda, poète surréaliste, Shuzo Takiguchi, surréaliste et critique d’art, Saku Sato, poète et futur baudelairien, etc. En 1927, ils ont publié une première anthologie de la poésie surréaliste au Japon qui s’intitule Oh ! Chauffeur embaumé. En 1929, Nishiwaki a publié Essai sur la poétique surréaliste. Si cet essai marque l’histoire de la poésie japonaise moderne, c’est que l’auteur présente non seulement beaucoup d’écrivains européens contemporains mal connus au Japon, mais développe aussi sa propre poétique nourrie de son érudition et essaie de retracer l’histoire de la littérature européenne à partir de son point de vue.

L’année 1933 est une année décisive dans la vie littéraire de Nishiwaki ainsi que dans l’histoire de la poésie japonaise. Son volumineux essai intitulé Littérature européenne paru cette année-là montre un aperçu de la littérature européenne depuis le XVIIIe siècle, examinée sous l’angle d’une conception qui la perçoit comme une quête harmonieuse de l’homme universel, excluant à la fois l’extrémisme aussi bien romantique que rationaliste. Bien que les pages consacrées à Baudelaire ne soient pas nombreuses, Nishiwaki accorde à celui-ci un statut spécial dans cette histoire de la littérature. La même année 1933 voit la parution de son premier recueil de poèmes Ambarvalia. Ce recueil est alors un véritable choc pour les lecteurs de poésie moderne. À travers son langage poétique qui est composé de citations, de parodies, de métaphores surréelles ou de sonorités musicales, Nishiwaki met au jour une possibilité tout à fait nouvelle de la poésie japonaise, à savoir le « modernisme ».

Désormais, jusqu’à sa disparition en 1982, Nishiwaki continue parallèlement deux activités, celle de chercheur littéraire et celle de poète, en incitant toujours les jeunes poètes à s’ouvrir à des horizons nouveaux[2].

Baudelaire, héritier des romantismes

Nishiwaki a publié en 1966 « Baudelaire et moi » dans le n° 21 consacré à Baudelaire de la revue Mugen (terme qui désigne l’infini). Cet article, le plus long de ce numéro, est placé en tête de la revue. Sont parues dans ce même numéro la traduction de quelques articles d’auteurs étrangers comme Claude Pichois, Léon Cellier ou Louis Aragon, et des analyses de poèmes par des baudelairiens japonais comme Yoshio Abe ou Saku Sato.

Nishiwaki présente dans son article le dernier état de sa pensée sur le poète des Fleurs du Mal et son rapport contradictoire avec celui-ci. En analysant la poétique baudelairienne du point de vue singulier qui est le sien, il parle en un sens de sa propre poétique, et donc de sa différence avec Baudelaire.  Sans presque citer directement Baudelaire et sans prétendre à une rigueur scientifique, Nishiwaki développe ses idées sur un ton dégagé et spontané, sans craindre de répéter parfois le même propos. Avançant parfois une hypothèse audacieuse aux yeux des baudelairiens, il examine chaque élément constitutif de l’esthétique baudelairienne afin de préciser dans quelle mesure Baudelaire était original.

Nishiwaki considère Baudelaire comme un propagateur de l’idée de l’Art pour l’Art. Mais laissons de côté la question de savoir si cette hypothèse est pertinente. L’intéressant, c’est qu’il nie d’emblée l’originalité de Baudelaire sur ce point. Il suppose que l’idée baudelairienne de l’Art pour l’Art vient de Poe ou de Coleridge, qui ont puisé leur inspiration théorique dans le romantisme allemand influencé par l’idée kantienne de l’autonomie de l’art. Selon Nishiwaki, l’idée du « symbole » est également empruntée au romantisme allemand. Quant à la « correspondance », Nishiwaki trouve aussi qu’elle tire son origine dans l’idée du symbole et de la métaphore élaborée par August Wilhelm Schlegel. Il conclut que la phrase célèbre de Baudelaire dans son Salon de 1846 : « Qui dit romantisme dit art moderne », a déjà été exprimée par Hegel ou Schlegel[3].

Bien entendu, on peut douter de l’exactitude de cette réduction des idées de Baudelaire au romantisme allemand. Rien ne prouve que Baudelaire ait effectivement lu les philosophes allemands comme Hegel ou Kant et les romantiques allemands comme les frères Schlegel. On sait que Marcel Ruff a décelé une influence allemande sur Baudelaire[4]. Mais Pichois a montré que des concepts philosophiques d’origine allemande circulaient parmi les écrivains français au temps de Baudelaire, et que ceux-ci pouvaient les employer sans se référer aux philosophes allemands[5].

Néanmoins, l’argumentation de Nishiwaki ne vise pas à nier l’originalité de l’esthétique baudelairienne. Loin de sous-estimer Baudelaire en tant qu’imitateur pur et simple des romantiques, Nishiwaki le considère comme un poète qui a achevé le romantisme : « Baudelaire est un ancêtre du symbolisme ou du surréalisme français, mais on peut dire qu’il est en un sens celui qui a achevé le romantisme allemand[6] ». En outre, il compare dans ce contexte le poète des Fleurs du Mal à Shakespeare :

Chez Baudelaire toutes sortes de romantismes se mélangent ; c’est un monde où l’enfer et le paradis se mélangent ; le mouvement romantique, mouvement important dans l’histoire culturelle de l’Europe moderne, roule dans le cerveau de Baudelaire ; tous les romantismes, allemands, français, anglais et américains se réunissent chez Baudelaire. […] Dans ce sens Baudelaire et Shakespeare occupent un même statut. Chez Shakespeare se réunissent toutes les littératures de la Renaissance des pays européens[7].

Du point de vue de Nishiwaki, Baudelaire n’est pas simplement un grand poète, mais celui qui, dans l’histoire culturelle européenne, a ouvert une avenue à l’art moderne, en réunissant les romantismes. Baudelaire est un romantique qui a dépassé les limites du romantisme entendu au sens historique. Nishiwaki le définit ainsi dans une formule paradoxale : « Baudelaire est un grand romantique qui s’amusait à suspendre à l’envers le romantisme[8] ».

Surnaturalisme et ironie

Mais en quoi l’originalité de Baudelaire lui ferait-elle dépasser le romantisme ? Selon Nishiwaki, ce sont le surnaturalisme et l’ironie. Il cite une définition célèbre de la littérature avancée dans les Fusées : « Deux qualités littéraires fondamentales : surnaturalisme et ironie[9] ». Il ne manque pas de faire remarquer que ces deux concepts ont aussi leur origine dans le romantisme allemand, notamment dans la pensée de Friedrich Schlegel. Cependant, il se permet d’expliquer de façon schématique le surnaturalisme, sans considérer beaucoup sur la différence entre sa définition et celle de Baudelaire[10]. Il définit le surnaturalisme comme la création poétique d’une réalité autre au moyen de la combinaison de deux réalités différentes. Selon Nishiwaki, trois grands concepts esthétiques de Baudelaire comme le surnaturalisme, l’ironie et l’imagination reviennent au même :

L’univers poétique est crée par l’imagination. L’imagination est une opération de l’intellect qui consiste à séparer deux choses qui sont liées dans la nature et de lier deux choses qui sont séparées dans la nature. Du point de vue du résultat, cela signifie l’acte de combiner deux choses qui sont éloignées. On pourrait appeler cette opération l’ironie. En fin de compte, l’imagination et l’ironie signifient la même chose, et ce qui crée l’ironie est l’imagination. La poésie comme forme est ironie. Et ce que Baudelaire entend dire par surnaturalisme est l’imagination ou l’ironie[11].

Pour Nishiwaki, cette idée de créer une réalité autre en combinant deux choses qui sont éloignées dans la nature, est un principe fondamental de l’esthétique baudelairienne. De la même manière, la fameuse phrase du Salon de 1846 qui définit la beauté comme ce qui contient « quelque chose d’éternel et quelque chose de transitoire » est interprétée comme signifiant que la beauté naît de la combinaison de deux choses opposées[12]. On voit clairement que cette idée esthétique peut se rapprocher de la poétique de Lautréamont ou du surréalisme. En citant la phrase de Fusées dans son Essai sur la poétique surréaliste (1933), Nishiwaki a effectivement situé Baudelaire dans une tradition de la poétique qui va de Francis Bacon au surréalisme ou à James Joyce en passant par le dadaïsme ou l’imagisme. Simplement, à la différence d’André Breton, il ne s’intéresse ni à l’exploration de l’inconscient ni à la théorisation du hasard objectif. Son attention se porte plutôt vers sur le processus de la création poétique dans laquelle l’esprit ironique de l’artiste joue un grand rôle.

Au moment d’expliquer l’ironie, Nishiwaki introduit le mot clé de sa propre poétique, c’est-à-dire Kai-gyaku (諧謔) qui renvoie en français à l’esprit entendu comme synonyme de l’anglais « Wit ». L’artiste doit mettre à distance l’objet pour l’observer et pour l’exprimer en le combinant avec la chose qui s’oppose à celui-ci. Ainsi, il ose de prendre l’attitude de comédien à l’égard de la réalité. En un mot, il fait semblant d’ignorer la logique de la nature ; d’où naît l’effet de surnaturel. En fait, la poésie de Nishiwaki est spirituelle dans ce sens et invite parfois le lecteur à rire.

Or, sur ce point, Nishiwaki n’apprécie pas beaucoup Baudelaire, car Les Fleurs du Mal sont, à ses yeux, imbus de sujets romantiques comme la mélancolie ou la douleur. Il dit même qu’il est fatigué de l’« alchimie de la douleur[13] ». Cela ne signifie pas qu’il méprise la dimension morale des Fleurs du Mal. Tant s’en faut, il souligne chez Baudelaire une exigence morale qu’il subdivise en trois tendances : morale chrétienne et surnaturelle, morale métaphysique d’un ciel spirituel opposé au monde de la chair ou de la matière et morale en quête de l’humanité[14]. Étant donné qu’il était trop imprégné de morale pour ne pas souffrir de mélancolie ou d’ennui, le poète des Fleurs du Mal devait, d’après Nishiwaki, fuir dans la religion de l’art pour devenir finalement le « martyr de l’art »[15]. Mais Nishiwaki ne peut pas avoir de sympathie pour la dimension morale de Baudelaire. Pour lui, Les Fleurs du Mal ne le retiennent que quand il les considère comme un livre de l’esprit entendu au sens d’ironie[16]. Il n’analyse pas suffisamment Les Fleurs du Mal, peut-être conscient de la difficulté de lire ce recueil exclusivement du point de vue de l’ironie. Tout en faisant l’éloge de Chant d’automne, il pense que Les Fleurs du Mal dans leur totalité sont essentiellement un livre de philosophie et ajoute qu’il ne peut en sentir « la beauté sublime »[17].

Conclusion

Comme Nishiwaki l’a reconnu, Baudelaire était d’abord pour lui un grand théoricien de l’esthétique. Durant de longues années, la phrase de Fusées, notamment, lui a servi de « talisman », selon sa propre expression pour justifier la poétique du surnaturalisme[18]. Hideo Kobayashi, critique littéraire faisant autorité, a publié en 1927 un article intitulé « Un aspect des Fleurs du Mal » dans lequel il met en lumière le destin et la conscience tragiques du poète génial. À l’époque où régnait cette sorte de vénération du poète, Nishiwaki a accordé une grande importance à Baudelaire comme penseur, compte tenu du fait que la phrase de Fusées exprime non seulement un principe fondamental de l’esthétique baudelairienne mais aussi celui des mouvements littéraires contemporains. Il a réussi à la fois à situer précisément Baudelaire dans l’histoire culturelle européenne et à tirer parti de la pensée de ce dernier pour élaborer sa propre poétique. Sans se soucier de rigueur scientifique, il a pourtant soigneusement éclairé les caractères complexes de Baudelaire comme théoricien, poète ou moraliste. L’article « Baudelaire et moi » qui a ouvert une nouvelle avenue à la réception de Baudelaire au Japon, semble ouvrir encore aujourd’hui des perspectives intéressantes aux études baudelairiennes. Si Nishiwaki occupe une place singulière dans l’histoire de la réception de Baudelaire au Japon comme dans l’histoire de la poésie japonaise, c’est qu’il était un être exceptionnel en mesure de mobiliser de vastes connaissances sur la littérature européenne et un esprit de poète libre et inventif pour comprendre Baudelaire.


[1] Sur la relation entre Baudelaire et Nishiwaki, on se référera également aux articles suivants : Yoshio Abe, « Le “surnaturalisme” de Junzaburo Nishiwaki et Baudelaire » ; Junzaburo Nishiwaki Œuvres complètes, tome 13, 1994, bulletin, p. 4-5 ; Teruo Inoue, « Junzaburo Nishiwaki et Baudelaire » ; Junzaburo Nishiwaki Œuvres complètes, tome 13, 1994, p. 586-596 ; Masako Hashimoto, « Sur l’influence de Baudelaire sur Junzaburo Nishiwaki », The Bulletin of Kokugakuin Junior College, n° 13, 1995, p. 39-53.

[2] Sur la biographie de Nishiwaki, on consultera, en dehors des écrits autobiographiques de Nishiwaki, Niikura Toshikazu, Hyoden Nishiwaki Junzaburo, Tokyo, Keio Gijuku Daigaku Shuppankai, 2004.

[3] Junzaburo Nishiwaki, Œuvres complètes, tome VI, Tokyo, Chikuma Shobo, 1994, p. 178.

[4] Marcel A. Ruff, préface à la septième partie des Œuvres complètes de Baudelaire, édition présentée dans l’ordre chronologique et établie sur les textes authentiques avec des variantes inédites et une annotation originale, Paris, Le Club du meilleur livre, t. II, 1955, p. 8-14.

[5] Baudelaire, Œuvres complètes, texte établi, présenté et annoté par Claude Pichois, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, t. II, 1976, p. 1397.

[6] p. 230.

[7] Junzaburo Nishiwaki, op. cit., p. 238.

[8] Ibid., p. 187.

[9] Baudelaire, Œuvres complètes, texte établi, présenté et annoté par Claude Pichois, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, t. I, 1975, p. 658.

[10] Sur la distance entre le surnaturalisme en tant que concept philosophique et l’acception baudelairienne de ce terme, voir Max Milner, « Baudelaire et le surnaturalisme », W. T. Bandy Center for Baudelaire Studies, Le Surnaturalisme français, Actes du colloque organisé à l’Université Vanderbilt les 31 mars et 1er avril 1978, Neuchâtel, la Baconnière, 1979, p. 29-49.

[11] Junzaburo Nishiwaki, op. cit., p. 196.

[12] Ibid., p. 228

[13] Ibid., p. 239.

[14] Ibid., p. 224.

[15] Ibid., p. 189.

[16] Ibid., p. 241.

[17] Ibid., p. 220.

[18] Ibid., p. 178.